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 How do you remind me

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On m'appelle Kozuki Tsukane mais est-ce ce que je suis?avatar
Ex-Ju Ichi Ban Tai Yon Seki
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MessageSujet: How do you remind me   Ven 4 Mai - 11:07

Many words I haven't spoken for everything I've held within
La ville s’étalait à ses pieds, silencieuse, sous le regard bienveillant de l’astre dont elle portait le nom. Mais elle ne ressentait plus ce bien-être, cette paix d’esprit, de se savoir sous le regard de Tsukuyomi, plus depuis qu’elle avait quitté le Seireitei pour ne plus jamais y revenir. Combien de temps s’était écoulé depuis son départ…Un jour, une semaine, un an ? Enfermée dans la chambre qu’il lui avait offert, bloquant toute source de lumière, Tsukane était restée assise, guettant un signal qui ne viendrait jamais, elle le savait. Elle n’espérait plus, n’attendait plus, elle avait renoncé à tout pour venir et rester au final seule. La rouquine ne sortait que très rarement de sa pièce, juste pour le strict minimum, avant de retourner à cet état végétatif qui soulageait tant son esprit. Parfois il la poussait dehors, faire une course, promener les deux monstres qui lui servaient de chiens, lui laisser la paix pendant qu’il était en charmante compagnie. Et elle profitait de la nuit pour se percher sur l’un des poteaux en face de l’immeuble, les pieds dans le vide, attendant que le temps passe. Peut-être finirait-elle par trébucher et s’écraser au sol…

En attendant que ce jour arrive et la libère de tout ce qu’elle ressentait et ne voulait plus ressentir, elle restait là, observant la ville sous ses pieds, le murmure de vie qui sillonnait les rues en dessous, les diverses énergies qu’elle pouvait sentir autour d’elle. Mais jamais celle qu’elle attendait, qu’elle souhaitait plus que tout. Il n’était plus là, c’était terminé. Alors, comme à chaque fois, elle arrêtait ses recherches, allumait une cigarette et savourait la brise sur son visage, la fraîcheur au niveau des larmes qui coulaient sur ses joues, murmurant des mots qui n’avaient plus vraiment de sens.

Cette nuit n’était pas différente des autres, de sa posture sur le poteau de bois jusqu’à la fumée qui s’échappait de ses lèvres. Qui de son ancienne vie aurait pu la reconnaître de toute façon ? Le corps artificiel dans lequel elle se cachait était à son image, mais sa peau était devenue plus pâle, ses longs cheveux pendaient tristement sur son dos, ses yeux émeraude ne brillaient plus. Elle n’avait juste plus la force, et elle attendait. Sans savoir quoi. Ou quand. Elle resserra ses bras autour d’elle, seul contact qu’elle supportait. Depuis combien de temps n’avait-elle pas sentit son cœur battre dans sa poitrine ? Quand avait-elle eu envie de quelque chose pour la dernière fois ? Quand avait-elle souhaité combattre, senti le sang couler sur elle, pour la dernière fois ? La rouquine ne s’en souvenait plus, ne voulait plus s’en souvenir, ça faisait trop mal. Et elle pensait à lui, à eux, à ce qui avait fait battre son cœur pendant toutes ces années. Au fond, enfoui sous cette envie de disparaître aux yeux du monde, le désir brutal et violent de le revoir, de pouvoir tout annuler, revenir en arrière et oublier tout. Mais c’était impossible, il était trop tard, le retour à ce qui lui avait semblé normal n’était plus envisageable.

Un long cri rauque déchira le silence de la nuit. Pas le sien. Celui d’un hollow, massif et hargneux, juste en face d’elle. Il l’avait vu. Et elle n’avait plus envie de se battre. L’ancienne guerrière de la 11ème division avait perdu la volonté de se battre, elle attendait sagement que le monstre vienne mettre un terme à cette vie qu’elle n’avait plus envie de subir. Tsukane regarda le hollow et pour la première fois depuis bien longtemps, sourit et ferma les yeux, s’abandonnant au destin qui semblait sien.

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MessageSujet: Re: How do you remind me   Jeu 10 Mai - 18:30

    C’est lorsque toute chose pouvait prendre fin que la plus insignifiante des envies pouvait surgir à vous. Dans la nuit d’outre-tombe qu’offrait Karakura à la rouquine, alors que sa vie pouvait s’étioler à jamais sous les crocs d’un hollows hideux, un cri de jouissance purement guerrière déchira le silence mortuaire. L’attaque ne laissa pas l’occasion à la créature avide d’une âme de se retourner et déchira sa chair corrompu de part en part. La créature chuta alors lourdement, son élan se terminant juste aux pieds de la fille perdue. Alors que la bête s’écrasait au sol, un sang noir et épais s’évacua d’elle, maculant le poteau, seule trace de son exécution sommaire, lorsqu’enfin la carcasse toucha le sol, elle s’évanouissait déjà dans l’air frais de la nuit, devenant une cendre volatile.
    Lui, il la regardait, son zanpakuto encore tâché de sang posé sur son épaule, ses yeux dur la toisant et ses lèvres retroussées dans une lippe de dégout total. Il ne faisait pas grand cas du sang sur son kimono, le noir attirait le noir, il n’était même pas essoufflé, son torse découvert ne luisait pas d’une fine pellicule de sueur, non, cette exécution n’avait même pas été un échauffement, ce n’avait pas été un combat, le hollow avait juste été entre lui et sa cible. Il émit un reniflement disgracieux, quelque chose venant d’un mâle.

    « T’es vraiment devenue conne à ce point et autant désespérée pour te laisser bouffer par un hollow hein Tsukane ! Tu me dégoutes… »

    Les mots avaient été lâchés comme ça, brutalement, son regard n’arrêtait pas de la fixer, le shinigami au crâne luisant sentait son corps bouillir de rage, rage de la voir ainsi, une loque. Et si la colère lui donnait envie de la frapper de toute ses forces, une plus sourde encore lui tordait les boyaux, elle qui avait été à ses côtés, qui avait combattu à quelques pas de lui, elle en qui il avait un respect guerrier, elle qui l’avait trahit, lui et la Division, elle qui était partie sans rien dire, finalement elle était là et quand ses iris dardaient dans la siennes, il ne voyait rien, des prunelles ternes, il n’y avait plus cette étincelle et c’était la chose qui le rendait le plus en colère. Il pointa son zanpakuto vers elle, le sang du hollow glissant de la lame, l’éclat de la lune miroita sur le métal et Madarame Ikkaku redressa légèrement la tête, son sourire devenant encore plus méprisant.

    « Je vais te latter la tronche alors bordel bat toi ! Bat toi ou alors tu es tellement misérable que tu ne sais plus ce que le mot battre donnait un sens à ta vie ! »

    Il glissa alors dans les airs, il y avait cette grâce purement martiale qui se dégageait de lui, son sourire était devenu féroce et pourtant, pourtant, dans ses yeux, il n’y avait pas finalement de colère, pas de dégout, non, il y avait une infinie tristesse de voir cette femme qu’il avait appris à apprécier être prête à s’offrir à la mort sans même lever le petit doigt. Arrivé à sa portée, Ikkaku ne s’abaissa même pas à utiliser le tranchant de sa lame, au lieu de ça, il présenta à l’estomac de la rouquine le pommeau de son katana et y mit toute sa force, il sentit le contact et un bref instant, il eut ce sourire de jeune chien fou qu’il avait parfois à l’idée d’un bon combat mais au final, rien ne se présenta, pas une garde, rien, au lieu de ça, Tsukane fut propulsée sur plusieurs mètres, allant droit s’écraser dans un bâtiment.
    A cet instant précis, Ikkaku hurla de frustration, une boule de haine bloqua sa gorge, elle ne pouvait pas être devenue comme ça, non, qu’avait-il fait ? Était-ce sa faute ? C’était cette idée qui le hantait, ne pas être intervenu avant, l’avoir laissé filée sans avoir une explication avec elle. Il posa son pied sur le poteau où elle se tenait juste à l’instant et se mit en position de défense espérant finalement une réaction. Oui c’était tout ce qu’il désirait, il voulait la sentir revivre, la voir verser le sang, sentir sa peau écorchée par ses attaques, ce désir primaire d’un vrai combat, tant d’émotions bouillaient en lui à ce moment précis mais son visage lui restait concentré, il allait à l’encontre des ordres il le savait, son ordre d’exécution filtrait ici et là mais lui ne pouvait se résoudre à la tuer, n’y même à la voir se faire tuer, elle était Tsukane, sa camarade de presque toutes ses joies guerrières.
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MessageSujet: Re: How do you remind me   Ven 11 Mai - 10:00

Slowly spinning on the wind back home
Les yeux fermés, le monde était plus simple. Noir et infini, protecteur et silencieux. Le seul endroit où elle se sentait bien, à l’aise. Ça allai enfin se terminer, en finir avec cette effroyable douleur qui enserrait son cœur, ces pensées qui la privait de tout sommeil, constamment. Elle attendit la morsure, les influx nerveux de la douleur de sa chair mais rien ne vint, remplacé par un cri qu’elle ne connaissait que trop. A croire que les puissances divines en œuvre n’en avaient pas encore fini avec elle, pas encore, la faire souffrir encore un peu, la rapprocher de cette folie douce qu’elle avait fini par accepter. Tsukane ne voulait pas ouvrir les yeux, pas maintenant, de peur de briser ce qui lui semblait être une hallucination des plus convaincantes. Elle allait mourir et entendait la voix d’une des rares personnes qui l’avait raccroché à la vie, c’était tout. L’entendre l’exhorter, la pousser, c’était simplement son instinct guerrier qui prenait le dessus pour la garder en vie.

Le choc de son dos contre la pierre lui coupa le souffle, ouvrait grand ses prunelles pour lui montrer l’aspect des derniers instants de sa vie. Là où elle s’était trouvée se tenait cet homme, attendant qu’elle réplique. Et son corps glissa pour finalement s’affaisser au sol, la rouquine ne chercha même pas à amortir la chute, se contentant de se mettre sur le dos, le regard plongé dans le ciel. Une belle nuit pour mourir. Il n’était là que pour ça, il était son supérieur direct et c’était lui qui devait régler le problème. Un sourire las se dessina sur ses lèvres alors qu’elle se relevait, et sa voix s’éleva, d’abord faible et hésitante, puis un peu plus sure. Mais aucune émotion, aucune chaleur, juste un automatisme.

Je ne l’avais pas vu. Je vous remercie, Madarame-sama…pour tout.

L’ancienne Tsukane avait rêvé de cette scène tellement de fois, la haine de son supérieur en moins, elle avait espéré des années qu’il soit là pour elle, juste pour elle. D’un geste engourdi, elle remit en place les vêtements qu’elle portait, trop grands pour elle, la faisant paraître encore plus fine qu’elle ne l’était en réalité. Par réflexe, elle vérifia la présence de sang sur son dos, il n’y avait rien. L’ancienne Tsukane aurait voulu adresser un sourire sincère à cet homme, l’actuelle n’en voulait plus, à quoi bon souffrir encore, à quoi espérer alors que sa vie se terminerait bientôt. Se battre…elle en avait perdu l’envie, la volonté, et n’en voyait même plus l’utilité. Aussi la rouquine s’agenouilla face à lui, ses pieds nus râpant sur le sol dur. D’une main elle plaça sa longue chevelure de part et d’autre de sa nuque, la découvrant pour finalement baisser la tête. Une vraie mise à mort de guerrier, voila tout ce qu’elle désirait.

Elle revit tous ces moments, toutes ces petites choses qui avaient fait d’elle ce qu’elle était aujourd’hui, qui l’avaient doucement conduit à sa mort. Le Rukongai avec ses parents, Madarame-sama alors qu’elle n’était qu’une enfant, puis l’Académie, Sen, son entrée à la 11ème division, les combats, sa solitude, son cœur qui lui donnait envie de l’arracher, sa division, leur capitaine, Kaoremas, Terumi, puis finalement l’abandon total. Soixante-dix ans d’une vie qu’elle avait vu se dérouler, lentement, pour arriver à cette nuit. Celle de sa mort. Son visage s’anima un peu, dessinant un sourire qu’elle savait caché par ses cheveux, alors que des larmes de soulagement s’écoulaient de ses yeux. Enfin ça allait se terminer. C’était une belle nuit pour mourir, elle n’aurait pas choisi meilleur bourreau. Disparaître de la main de l’homme qu’elle avait admiré, aimé, et pouvoir oublier tout.

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MessageSujet: Re: How do you remind me   Sam 12 Mai - 9:16

    Une coquille vide, voilà l’impression que Madarame Ikkaku avait face à Tsukane. Son corps tremblait de colère mais lui-même ne savait pas vraiment si cette colère était contre elle ou contre lui-même. Il pouvait la voir depuis son poste d’observation, vaincu après une simple passe d’arme. D’un pas aérien, il s’approcha d’elle, regardant ce corps cassé, sa mâchoire se serra, son regard était devenu dur. C’est alors que la rouquine bougea, elle avait cette grâce malgré elle qui avait toujours fasciné Ikkaku et quand bien même elle était au bord du précipice, elle l’avait conservé malgré elle. Sans aucun mot, il la laissa se mettre à genoux devant lui, son zanpakuto toujours au clair, il semblait être devenu une statue, pire peut être, face à cette lente mort qu’elle semblait savourer, il ressemblait au bourreau imperturbable qui attendait de pouvoir faire son office. Lorsqu’elle dévoila sa nuque, offerte au baiser de la mort, le shinigami secoua légèrement la tête, il semblait résigné.

    Alors lentement, le métronome qui régissait les dernières minutes de vie de la rouquine s’anime, ses pas le portèrent sur le côté de ce corps si frêle. Ses mains se nouèrent sur la garde de son katana à l’âme volcanique, il pouvait ressentir la soie sur ses paumes, elle était agréable au touché, sa lame effleura alors la nuque de Tsukane, Ikkaku regarda l’éclat blafard de la peau de son compagnon d’arme de naguère, le contraste était saisissant avec sa chevelure rousse, flamboyante hier et aujourd’hui plus terne, plus sale, il aurait aimé pouvoir la voir mourir avec cette flamboyance et ce vice qu’elle aimait temps durant un combat. Mais là, il n’y avait rien de ça, c’était certes une mort propre et prompt mais il n’avait pas l’impression d’exécuter une ex de sa Division. Il fit caresser sa lame sur la nuque, son regard rivé sur cette dernière, c’était comme un contact charnel et puis il leva son sabre au dessus de sa tête.
    A ce moment là, son cœur se mit à battre durement dans sa poitrine, il pouvait sentir la légère brise caresser son visage, la fraicheur de la nuit les envelopper, ils étaient diablement seuls, une mort presque anonyme.

    « Kozuki Tsukane… Tsss bordel, je n’aurais jamais cru devoir t’exécuter. Crève comme une anonyme, personne ne connaitra ce que tu es devenue, un fantôme enchainé au désespoir et moi… Moi je me souviendrais de qui tu étais avant… La flamboyante rousse.»

    Le geste fut fulgurant, la lame tomba comme une guillotine sur un condamné, avide de son sang, de sentir sa chair être mordu par le métal froid. Et alors que la vie de Tsukane semblait se finir ici, quelque chose se produit, la lame s’arrêta, suspendant la mise à mort, pourtant une coupure apparut, fine, élégante, le sang s’écoula de façon exquise, roulant sur la peau blanche. Le regard d’Ikkaku était toujours imperturbable.
    Pourquoi ne pouvait-il pas ? Ne pouvait-il pas lui offrir une mort digne ? Était-ce ça ou alors est-ce que c’était plus profond, son cœur se serra un instant et il lâcha son zanapkuto, vaincu. L’arme tomba au sol dans un tintement sourd. Ne comprenant pas ce qui lui arrivait, Madarame Ikkaku tomba à genoux à côté d’elle, ses mains se posèrent sur ses épaules et il la fit se tourner vers elle avnt de la prendre dans ses bras, une étreinte puissante, ses mains la prirent de force, avec autorité, l’une d’elle se posa dans le bas de son dos et l’autre contre sa nuque, faisant poser sa tête contre son épaule. Il déposa son visage dans la tignasse rousse et terne, fermant les yeux.

    « Baka… Comme si je pouvais tuer quelqu’un qui était à mes côtés depuis tant d’années, comme si je pouvais tuer une camarade…. Comme si je pouvais tuer une personne à laquelle je tiens.»

    C’était sa, son cœur hurlant cette ordre impérieux de ne pas la tuer au dernier moment, une bulle d’émotion explosant dans son esprit, Kozuki Tsukane ne pouvait être tué par lui, non, elle avait sans le vouloir glissé sa présence dans son esprit, elle c’était installé au point ou elle était devenue une personne qui comptait pour lui.
    Dans la noirceur de cette nuit, il la serra contre lui, savourant leurs retrouvailles.
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MessageSujet: Re: How do you remind me   Sam 12 Mai - 14:25

I don't deserve to be discovered, I don't deserve to know you care
Le contact du métal sur sa peau était froid, rassurant. Elle l’avait toujours connu, toujours aimé, et même si cette mort n’était pas honorable pour ceux de son ancienne Division, elle l’acceptait avec soulagement. Elle savait sans même avoir à le regarder qu’il était plus beau que jamais, droit et fier, sur de ses gestes. Son cœur se serra une seconde à l’idée de ne plus jamais ressentir ça, mais c’était trop tard, bien trop tard, ce choix avait été fait des jours auparavant. Plus de remords, de regrets, sa vie se terminerait bientôt. Une nouvelle fois le contact avec la lame, une caresse glacée précédent la mise à mort, un dernier geste amical avant l’issue finale. Et la morsure vint, rapide et pourtant…Il s’était arrêté.

Tsukane ne bougeait pas, attendant qu’il fasse ce qui avait été ordonné. Mais rien ne vint, seul le bruit de son arme tombant au sol, suivit de près par le froissement des étoffes de son uniforme alors qu’il s’agenouillait près d’elle. Un contact sur ses épaules, elle pouvait sentir la chaleur qui se dégageait de ces mains. Ces mains qui avaient tenu l’instrument de sa mort quelques secondes plus tôt. Et qui maintenant étaient sur elle, l’attirant à lui pour la serrer contre ce corps qu’elle avait rêvé de frôler. Un rêve qui lui semblait si loin, presque effacé.

Madarame-sama était contre elle, elle sentait sa tête sur son épaule, son cœur qui battait tout contre sa propre poitrine, son odeur alors qu’il lui parlait. Toutes ces choses qu’elle avait imaginé des milliers de fois, rêvé plus encore. A se demander si cette scène qu’elle avait tant désirée était un rêve de plus, sortit de son esprit torturé et agonisant à l’instant où le sabre avait coupé sa chair, arrêtant le fonctionnement de son corps. La mort lui avait donc finalement apporté ce qu’elle avait tant espéré, sans rien demander d’autre en échange que sa propre vie. Si elle avait su…Les larmes, amères et douloureuses, se remirent à couler, plus fortes, oppressant le cœur de la jeune femme, mais sa voix restait claire et posée, comme si rien ne pouvait l’atteindre, d’une douceur dont elle ne se serait pas cru capable.

J’ai attendu ça…tellement longtemps…sans plus jamais l’espérer… Je n’avais plus ma place dans ce monde, plus rien ne m’y raccrochait…il était temps, Madarame-sama…

Elle se laissa aller dans ces bras qu’elle avait rêvé de sentir autour d’elle, la réalité de cette étreinte dépassant tout ce qu’elle avait pu imaginer. Ses mains jusqu’alors repliées sur ses genoux trouvèrent leur place sur les côtes de son supérieur, hésitantes, avant de se poser sous ses omoplates, aussi légères que les ailes d’un papillon. Tsukane sentait ses muscles sous le tissu, sa chaleur qui caressait ses paumes. Les larmes continuaient leurs courses, tombant une à une sur ses lèvres. Combien de temps durerait cet instant ? Combien de temps encore pour profiter de cette douce protection que l’homme lui offrait ? Combien de temps avant qu’il ne se rappelle l’honneur et la fierté, avant qu’il ne se souvienne de l’exécution qu’il se devait d’accomplir ? Elle devait y mettre fin avant qu’il ne soit trop tard, avant qu’il ne perde la volonté d’accomplir ce pourquoi il était là.

Il est temps…vous devez faire ce qui doit être fait…

Lentement elle se détacha de lui, le laissant à regret, mettant une légère distance entre eux. D’une main, elle saisit l’arme du troisième siège, la posa sur ces genoux pour la débarrasser des traces de poussière et de sang, avant de la lui tendre des deux mains. Un doux sourire ornait son visage, serein et empreint d’une tranquillité qui ne lui ressemblait pas. Elle n’avait plus peur de partir, elle avait eu cet infime contact qui valait plus que sa propre vie, elle pouvait mourir en paix.

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MessageSujet: Re: How do you remind me   Mar 15 Mai - 11:47

    Elle était donc si décidée à mourir ? Elle le repoussa, lui offrit des paroles si douces, si tristes, non définitivement non, ce n’était pas celle qu’il avait connu. Le shinigami s’écarta un peut plus de façon digne, son visage fermé, austère devant les dernières volontés de la guerrière à la chevelure rousse.
    Il prit délicatement son arme, effleurant un fugace instant la peau laiteuse de la traitresse. Jamais il n’aurait cru devoir un jour la tuer de ses mains. Il soupira, regardant tel un somnambule son arme, faisant jouer la lueur pâlotte de la Lune sur l’acier et puis il la toisa, il n’y avait finalement plus rien dans ses prunelles, juste la déception d’en arriver là.

    « Tu as été brave toute ta vie Tsukane…Chan. J’aimerais pouvoir éviter tout ça. »

    Il resserra son emprise sur la garde de son arme, qu’allait il faire ensuite ? Après l’avoir décapité ? Mission accomplit ? C’est bien mon gars ?... Zaraki lui avait donné l’ordre mais il avait compris que ce dernier n’avait pas sauté de joie en l’apprenant parce que la 11ème Division, malgré ses travers, ses bagarres, les orgies de sake jusqu’à tard le soir était une famille, une vraie, on pouvait accepter les erreurs tant que l’on y remédiait. Il aurait voulu lui dire qu’elle pouvait rentrer mais ce n’était pas aussi simple, ce n’était pas comme si elle avait frappée un gradé, non, elle avait désertée et en cela elle jetait l’opprobre sur sa Division. Seule la mort pouvait laver cette cicatrice mais que faire lorsque cette exécution vous prenait aux tripes ?
    Quand bien même il avait maudit cette fille, ne comprenant pas ses actes, qu’il avait accepté cette mission en se disant qu’il fallait que ce soit fait, et bien même avec ses sentiments un autre venait s’insérer, de façon insidieuse dans son crâne. Pourquoi ? Pourquoi avait-elle fait ça ? Pourquoi ne pas lui avoir parlé de ça ? N’avait il pas été un bon compagnon ? Un frère d’arme sur qui on pouvait compter ? Après Yumichika, Tsukane était celle qui comptait le plus, elle avait été finalement quelqu’un avec qui il pouvait déconner mais aussi parler, oui, il n’était pas possible qu’il l’oubli et pourtant il était son bourreau, c’était lui-même qui allait trancher ce lien. Pourquoi ?
    Son regard se porta sur l’ex-shinigami, il posa délicatement son zanapkuto sur ses genoux et posa une simple question.

    « Pourquoi ? »

    C’était un simple mot mais qui contenait toute la détresse du frère d’arme de Tsukane, il voulait au moins comprendre car sinon qu’aurait-il ? Un tourment oppressant dans sa poitrine après avoir exécuté une personne sans savoir ses motivations ? Non, il ne pouvait pas, son sens de l’honneur devait comprendre pour accepter et exécuter. C’était surement une torture pour elle, d’attendre sa mort mais il ne pouvait vraiment pas le faire sans une réponse.
    Autour d’eux, la nuit semblait s’assombrir un peut plus, des nuages sombres dérivaient dans le ciel d’encre, les étoiles moururent, dévorées par les nuages. Un vent frais les étreignit, il frissonna, un peut, cette nuit semblait propice aux adieux, au chagrin et au regret. Patient, profitant des derniers instants avec elle, Ikkaku restait à genoux devant elle. Il sentait déjà la chaleur corporelle de la jeune fille quitter son torse et il ne put réprimer une envie de la reprendre dans ses bras, s’imprégner de son odeur pour toujours, pour se rappeler qui elle était.
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MessageSujet: Re: How do you remind me   Mer 16 Mai - 12:28

Mes liens se sont rompus, ma vie à corps perdu
Tant de choses à dire, trop peu de temps pour le faire. Elle resta en face de lui, osant le regarder dans les yeux, chose qu’elle n’avait jamais faite. Il n’avait pas entendu ce qu’elle lui avait dit avant de partir, son esprit en sommeil n’avait pas relevé l’information. Elle n’avait pas été brave, il se trompait, elle avait fuit toute sa vie. Loin de sa famille, loin de son unique ami, loin de celui qui hantait ses pensées, loin de ce monde qu’elle avait considéré comme sien. Mais cela ne changeait rien, sa trahison n’était qu’une fuite de plus. Comment pouvait-elle dire à cet homme en face d’elle, qui attendait une réponse, une justification, que c’était en partie de sa faute ? Le vent nocturne s’engouffra dans ses cheveux, déplaçant de fines mèches qui barrèrent son visage. Et un nouveau sourire naquit sur son visage. Elle aurait voulu lui expliquer tout ce qu’elle avait ressenti pour lui, la douleur et la souffrance d’être une simple camarade pour lui, le bonheur de le voir rentrer sain et sauf d’une mission, son cœur qui battait dans sa poitrine à chaque fois qu’elle entendait sa voix. Mais ces mots étaient trop simples, trop communs pour ce qui avait animé son cœur pendant toutes ces années.

Parce qu’il y a très longtemps, une toute jeune fille est tombée amoureuse d’un homme. Parce qu’elle a tout fait pour le rejoindre, en sachant pertinemment qu’il n’en saurait jamais rien. Parce qu’elle a abandonné bien plus que son statut de femme pour être près de lui.

Remettant en place une mèche derrière son oreille, Tsukane attendit un instant, savourant le silence qui les entourait. Rien qu’eux, pour la dernière fois, elle savait sa mort proche. A quoi lui servirait des regrets une fois sa vie terminée…Sa main s’éleva pour se poser sur la joue de son ancien supérieur, esquissant une caresse pour revenir se poser sur son genou.

Parce que cette toute jeune fille l’aimait. Et pour ça, elle est restée plus d’un demi-siècle à attendre un signe, de loin, sans jamais rien faire. Parce que la solitude a finit par l’emporter sur ce qu’elle ressentait et elle a préféré déposer les armes, partir pour essayer d’oublier.

Elle sentait le sang qui coulait de la légère coupure sur sa nuque, descendant dans son dos. Elle entendait le vent siffler à ses oreilles, voyait le ciel s’obscurcir davantage. Une belle nuit pour mourir…La jeune femme se pencha, passant ses bras autour des épaules de l’homme, les posant de part et d’autre de son cou. Profiter de sa chaleur, de son odeur, juste quelques secondes, lui offrir cette vérité qu’elle cachait depuis si longtemps en cadeau d’adieu. Juste un murmure, à peine plus haut qu’un soupir, glissé à son oreille.

Parce que je vous aimais Madarame-sama, plus que tout au monde.

Du bout des lèvres, elle déposa un baiser sur la joue du shinigami, reprenant sa place pour attendre la sentence. Il n’avait pas d’autres choix, refuser une exécution était aussi une trahison.

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